Le nez qui pique, les yeux rouges et les éternuements en rafale… Si vous faites partie des millions de personnes allergiques, le printemps n’est sûrement pas votre période préférée. Contrairement à une idée reçue, la saison des allergies ne se résume pas à quelques semaines au printemps. Elle s’étale sur plusieurs mois, avec des périodes plus ou moins intenses selon les végétaux en cause. On vous explique tout ça.
Le rêve de tous les allergiques aux pollens : espérer que le pollen soit plus doux que les années précédentes
Chaque année, les allergies au pollen touchent une part importante de la population. En France, entre 25 et 30 % des personnes présentent une allergie, et les pollens figurent parmi les principaux déclencheurs des rhinites allergiques saisonnières.
Pour bien vous préparer à la saison du pollen, le secret réside dans l’anticipation. Connaître les pics de pollinisation et adopter les bons réflexes permet de transformer un calvaire saisonnier en une période plus agréable.
Le marathon de mars à septembre
S’il fallait retenir un mois particulièrement redouté par de nombreux allergiques, ce serait souvent mai. Cette période correspond généralement à une forte présence des pollens de graminées, particulièrement allergisants et très répandus. Avec les journées plus douces, les sorties en extérieur se multiplient également, ce qui augmente l’exposition.
Mais cette réponse mérite d’être nuancée. Chez certaines personnes, les symptômes commencent plus tôt, dès mars, avec les pollens d’arbres comme le bouleau ou le platane. Chez d’autres, ils peuvent se prolonger jusqu’à septembre, voire davantage selon les espèces présentes.
La période de gêne varie selon les pollens en cause :
- Dès mars : les pollens d’arbres (bouleau, platane) ouvrent la saison.
- De mai à juin : les graminées prennent le relais, avec un pic souvent observé sur cette période
- Jusqu’en septembre : l’intensité diminue progressivement, mais certaines espèces se prolongent jusqu’à la fin de l’été.
Autrement dit, il n'existe pas un seul calendrier universel, tout dépend de votre sensibilité et de votre environnement.
Le combo gagnant pour mieux vivre la saison : un antihistaminique à portée de main et un œil sur l’indice pollinique en temps réel.
Un outil indispensable créé par l'ATMO (Fédération des Associations agréées de surveillance de la qualité de l'air)
Atmo France met à disposition un outil qui permet de connaître, près de chez soi, le niveau de pollen du jour et sa prévision. L’information est actualisée chaque jour et aide à anticiper les périodes les plus sensibles.
Concrètement, cet outil permet de savoir si le niveau de pollen est très faible, faible, modéré, élevé, très élevé ou extrêmement élevé. Il devient alors plus simple d’adapter ses sorties, d’aérer son logement au bon moment ou de renforcer certaines précautions lorsque le risque augmente. Les jours de pluie, par exemple, peuvent offrir un répit temporaire, car l’humidité tend à plaquer une partie des particules au sol.
Petit point utile : il ne faut pas confondre l’indice pollen et l’indice ATMO. Le premier renseigne sur la présence de pollens dans l’air et le risque associé pour les personnes allergiques. Le second concerne la qualité de l’air au sens large. Les deux informations sont complémentaires, mais elles ne mesurent pas la même chose.
Les bons réflexes à avoir pour mieux vivre
Pendant les pics polliniques, quelques gestes simples peuvent aider à limiter l’exposition. Voici notre check liste qui changera la donne :
- Protégez-vous les yeux et le visage : portez des lunettes de soleil pour limiter le contact direct et pendant les pics le port du masque peut être un vrai coup de pouce car il limite l’inhalation des pollens, mais il reste une mesure complémentaire.
- Hygiène : lavez-vous régulièrement les mains pour éliminer les pollens déposés sur la peau, utilisez du gel hydroalcoolique si besoin, et rincez-vous les yeux avec du sérum physiologique.
- Routine du soir : lavez-vous les cheveux avant le coucher pour éviter de déposer sur l’oreiller les pollens accumulés pendant la journée.
- Vêtements : après une sortie, changez de tenue dès votre retour pour éviter de disperser les pollens dans le logement, sur le canapé ou dans la chambre.
Protéger la maison du pollen : c'est plus simple qu'on ne le pense
Votre maison est votre refuge. Pour éviter que le pollen ne s’invite chez vous, voici quelques astuces :
- Optimiser l’aération : ouvrez vos fenêtres tôt le matin ou tard le soir. Gardez votre logement fermé entre 11h et 16h, c’est à ce moment que la concentration est la plus forte.
- Créer un sas à l’entrée de votre maison : en entrant, enlevez vos vêtements, lavez-vous les mains et le visage rapidement.
- Ventilez mieux votre intérieur : l’utilisation d’un filtre pollens est une excellente solution s’assurer d’un air intérieur de qualité en piégeant les particules.
- Ajouter des plantes dépolluantes : certaines espèces peuvent favoriser la présence de particules ou d’allergènes dans la maison, tandis que d’autres sont souvent appréciées pour leur faible impact sur l’air intérieur. (Les plantes dépolluantes : celles qui marchent vraiment)
Adopter les bons gestes permet de mieux traverser la saison pollinique et de reprendre le contrôle sur son quotidien. Si mai est souvent le mois le plus difficile, la réalité varie d’une personne à l’autre. L’essentiel reste donc de connaître sa sensibilité, de surveiller les périodes à risque et de protéger aussi bien son environnement extérieur qu’intérieur.
Envie d’en savoir plus ? Ne laissez plus les allergies vous surprendre ! Retrouvez tous nos articles et conseils pour un air intérieur de qualité. Comment puis-je éliminer le pollen de ma maison ? – Ventilairsec


